21:15 > 22:35
PAËLLA
Insurrection festive
Théâtre /
4 > 21.07
Relâches les 9 et 16 juillet
L'Intra /

La Manufacture, La Loge, Le TU, Le Théatre Sorano
Journée de repérages et de rencontres artistiques
Depuis 2022, La Loge à Paris, Le TU à Nantes, Le Théatre Sorano à Toulouse, et La Manufacture à Avignon s’associent pour vous présenter un programme de lectures et de présentations de projets ouverts au public. Un temps fort incontournable de repérages et de rencontres, organisé en partenariat pour mieux accompagner les équipes artistiques.
Programmation à venir.
12:00 - VA PAVER LA MER - CIE Nachepa - Tal Reuveny et Louve Reiniche-Larroche
Va Paver la mer est une expression arabe qui signifie confier à quelqu'un une tâche impossible
— comme paver la mer.
L'impossible dont il est question ici n'est pas d'instaurer la paix ou de résoudre le "conflit", mais l'acte de changer l'opinion de quelqu'un, de transformer une conviction ancrée depuis l'enfance.
Va Paver la Mer est une pièce documentaire où un Palestinien de Jaffa et un Israélien de Jérusalem, tous deux exilés à Paris, portent leurs propres parcours de désillusion politique. Sur scène, ils prêtent leur corps aux voix enregistrées de leurs proches — qui parlent d'eux, sur eux, sans eux. Tout au long du spectacle, ils tentent de construire une maison — geste concret, espoir fragile qui peine à tenir. Entre ces portraits en synchronisation labiale, cette construction obstinée et un karaoké de comptines nationalistes, le spectacle explore ce que signifie accepter une vérité qui détruit tout — et le prix de cette lucidité.
Pour le dernier chapitre, comme un miroir tendu au public français, entre la voix de l'historien Nicolas Morzelle, interprétée par Louve Reiniche-
Larroche — une façon d'interroger nos propres narratifs, nos responsabilités, et les liens entre la France et le Moyen-Orient.
Un travail pour celles et ceux qui ont traversé un réveil, et qui ne peuvent plus revenir en arrière.
Ramener l'humain au coeur du propos, dans ces temps très échauffés et prompts aux conflits, aux affrontements. Proposer une autre forme de manifeste politique, par l'intime — sans adoucir la vérité.
Ce que ça coûte de voir vraiment, de changer vraiment...
Des témoignages de Michaël, Saud et de leurs proches émerge le visage humain d'un sujet qui divise et embrase le débat public.
Leur parole recueillie pointe la difficile tâche d'être pleinement libéré des aveuglements, de la puissance des narratifs dans lesquels nous grandissons et ce qu'implique une profonde remise en question. Une libération douloureuse.
Quels parallèles personnels pourrions-nous faire ? Sur quels mensonges nous construisons-nous ? Au dépend de qui ? Et qu'est-ce que cela coûte de lever le voile du mensonge ?
Questionner nos propres narratifs et nos récits fondateurs. En quoi ont-ils façonné nos pensées ? Comment reconnaître nos racismes, nos a priori, notre vision supérieure ? Quelles seraient nos nouvelles perspectives si nous nous en libérions ?
14:00 - J'ABANDONNE AVEC JOIE - GROUPE SCALPEL - Cla Boyriven, Elio Jacquel, Romane Nicolas
En voulant créer un spectacle sur la vie, nous nous sommes rendus que nous avions toustes un jour eu envie de mourir.
Si nous sommes là, c’est que nous ne l’avons pas fait.
La dernière fois que nous nous sommes posés très concrètement la question du suicide, nous avons choisi de prélever sur nous un morceau de chair et différents fluides qui eux, feraient l’expérience de la mort, pendant que nous continuerions de faire l’expérience de la vie.
En faisant ce choix, nous avons ouvert deux univers possibles : l’un où nous étions vivant·es, et l’autre où nous étions mort·es. Ces prélèvements de nous-mêmes sont un extrait de l’univers parallèle dans lequel nous sommes mort·es.
Dans ce spectacle où nous avons choisi d’étudier la vie, et donc la frontière avec la non-vie, nous menons diverses expériences concrètes pour mieux comprendre ces liens.
14:30 - PHANTASIA - Jean Lepeltier
Phantasia est donc un seul en scène où on découvre un personnage qui se présente comme mage et qui prétend avoir voyagé 200 ans dans le futur.
Il nous rapporte du futur un tas d'informations. Notamment, le fait que les gens dans deux siècles nous appellent les gros débiles de l'an 2000.
Ils nous appellent les gros débiles de l'an 2000 parce qu'ils ont une lecture de notre époque qui ressemble un peu aux aprioris péjoratifs que nous pouvons avoir sur le Moyen Âge.
Comme par exemple, le fait qu’aujourd’hui on peut regarder avec de la condescendance une explication du fonctionnement de notre corps comme celle de Descartes qui imagine que le cerveau produirait des "esprits animaux », des sortes de fluides, qui circuleraient dans les nerfs comme dans des tubes, et qui feraient le lien entre nôtre âme et notre corps.
On trouve ça un peu léger.
Alors qu’on sait très bien, nous, que les signaux qui animent nos nerfs, nos muscles et notre cerveau, ce sont des signaux électriques, pas des esprits animaux.
Ils se moquent aussi du fait que pour nous, c’est la chaleur du soleil qui nous réchauffe la peau, omettant complètement que la chaleur ne peut pas voyager dans le vide de l’espace et que ce sont les photons de lumières qui nous donnent cette sensation de chaud.
Ils disent aussi quʼon a une lecture très fragmentée, catégorisante et déterminante de la réalité. Ils pensent quʼon fait un peu les malins mais quʼau fond on a un niveau de maternelle et quʼon pense le monde comme dans un imagier qui fait correspondre un mot, une chose et un dessin. Comme un chien/un chien, une poule/une poule. Et quʼon a du mal avec les enchevêtrements, les changements d'échelles et les fluidités.
Donc ce mage revient de ce temps futur, très affecté notamment par toutes ces railleries quʼon a pu lui faire mais pas seulement.
Il faut préciser quʼil est un peu sensible et pleure très facilement. Ce qui le rend très attachant et en même temps un peu agaçant.
Tout au long du spectacle il va faire la démonstration – en étant manifestement le plus naïf dʼentre nous – des limites de notre compréhension de la complexité du monde.
15:15 - LA MENTALE - CIE BICHE PROD - Soriba Dabo
La Mentale est un projet scénique hybride qui interroge la notion d'appartenance, de transmission et de solidarité dans les quartiers populaires français. À travers un dispositif mêlant jeu physique, vidéo immersive et création sonore, ce spectacle dévoile les codes, les valeurs et la mémoire collective d'une culture où la débrouillardise, la loyauté et les liens humains sont primordiaux.
En déconstruisant les stéréotypes souvent attachés aux quartiers périphériques, La
Mentale pose un regard à la fois sensible et puissant sur ce qui fait communauté aujourd'hui, sur les rituels invisibles qui structurent les relations sociales et sur la richesse d'une identité culturelle en constante évolution.
Le projet puise dans l'expérience personnelle de Soriba Dabo, artiste issu du quartier Bellevue à Nantes, tout en élargissant la réflexion à une dimension universelle sur l'appartenance et la construction identitaire.
Insurrection festive
Théâtre /
4 > 21.07
Relâches les 9 et 16 juillet
L'Intra /
Guillaume Dustan
Théâtre /
10 > 15.07
Hors les murs /
Théâtre /
14 > 21.07
Relâche le 16 juillet
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