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JOURNÉE ÉVÉNEMENT le 12 juillet

Lectures, rencontres, projection, performance

Ce Spectacle est passé.

12 juillet

Toute la journéeDurée : En continu de 10h30 à 23h (entrée libre)

Salle Intramuros

10h30 Désintégration de Ahmed Djouder/Kheireddine Lardjam
Avec : Linda Chaib, Azeddine Benamara et Cédric Veschambre. Une voix tente de se faire entendre. Celle d’une génération, celle que l’on nomme ‘issue de l’immigration’. Ils sont français, nés en France, mais un peu trop colorés pour être acceptés. D’un exotisme attachant lorsqu’ils offrent des gâteaux après l’Aïd, ce sont les mêmes que l’on regarde avec appréhension dans un wagon désert, le soir. Cette voix passe au crible tout ce qui les a construits, tout ce qui a généré ce tiraillement perpétuel, cette révolte sourde. Les tabous, les traditions, la pauvreté et l’humiliation s’ajoutent au regard de la France qui, forte de son passé colonial, leur voue un amour hypocrite. Une nation en laquelle ils placent cependant leurs espoirs, mais pour les voir aboutir, les mentalités doivent changer…Alors que l’immigration ne quitte plus le débat politique, Ahmed Djouder écrit un texte d’une force inouïe dans laquelle il dresse les carences de l’« intégration ».

12h Parcours danse performatif « Souviens-toi de ta danse » de Cathy Pollini.
Commémoration participative d’un cinq-centenaire dansé, le 12 juillet 1518-2018 à Avignon, de midi à minuit. L’histoire nous fait partir de Strasbourg et de la « manie dansante » qui, le 12 juillet 1518, s’installa dans les rues et sur les places, emportant le peuple, sa misère et sa faim dans un tourbillon de plusieurs semaines. Le projet traversera Avignon et ira d’un lieu emblématique à un autre, pour porter la danse vers plusieurs terrains d’expérimentation et de rencontres. Le rendez-vous sera donné à 12h à La Manufacture (où se tiendra la table ronde), puis la déambulation emportera les danseurs en divers points d’étapes (Les Hivernales, le Théâtre Golovine, la Manutention, le pont Saint-Bénézet, les berges de l’île de la Barthelasse, Le Délirium à 23h). En signe de complicité, les participants viendront avec des chaussures rouges, comme un « foot code ». L’idée est de vivre ensemble une expérience participative en quête de surprise !

13h00 Lecture de Lampedusa Beach – Premier volet de La trilogie du naufrage de Lina PROSA, traduit de l’italien par Jean-Paul MANGANARO.
Mise en espace par Eleonora ROMEO / Cie ERRE, avec Stefania VENTURA. Production Le Buro – Avignon

Une charrette de la mer pleine de réfugiés coule dans le détroit en face de Lampedusa. Les réfugiés dans l’obscurité de la nuit se débattent dans l’eau. La plupart d’entre eux se noient, meurent, on le comprend en raison du silence qui descend graduellement sur l’endroit du désastre. Une jeune femme réussit à s’accrocher à ses lunettes tombées dans l’eau. Pendant quelques instants, Shauba parvient à rester à la surface comme si ses lunettes étaient une bouée de sauvetage. Puis comme une bouée de sauvetage percée, elles la font aller lentement vers le bas…toujours plus bas…lentement… si lentement… Le rythme de la descente correspond à celui de l’écriture. C’est ainsi que se déroule une odyssée sous-marine, faite de souvenirs personnels et d’expériences physiques extraordinaires.

14h30 Lecture de Penthy sur la bande de Magali MOUGEL par la Cie Fraction (direction : Jean-François MATIGNON).
« Cette histoire se raconte les soirs de fête, quand il y en a un qui a trop bu et que tout dérape. Elle se raconte au lendemain du jour où tu reconnais ton frère, ton fils, ton amant, au milieu d’une bande de fascistes. Cette histoire est l’histoire d’une femme et d’un homme qui se sont voués une fidélité amoureuse et politique absolue. Elle pourrait se dérouler au milieu d’un boulevard d’Athènes, ou ici, ou sur une bande de terre comme celle de Gaza. C’est l’histoire d’une trahison politique et amoureuse, entre un homme qui choisit de prendre les vêtements du clan contre lequel il s’est pourtant toujours battu, et une femme qui voit l’être aimé retourner les armes contre elle, puis celles et ceux de son clan. » Magali Mougel

16h00 Lecture de Comment on freine de la Cie Chantier public / Nathalie Dutour
En France. Un appartement vide. Des cartons. Un homme attend. Il a attendu pendant des mois. La femme rentre. Le couple se retrouve dans un nouveau nid, un futur chez eux.
A Dacca, à des milliers de kilomètres, l’usine textile du Rana Plaza s’effondre. Plus de mille cent morts. Les étiquettes de Camaïeu, Carrefour, Auchan, Mango, Benetton sont retrouvées dans les décombres. Entre ces deux événements lointains, quel fil peut se tisser ?

17h30 Mon pays, ma peau de Lisa Schuster, Karine Méraud, d’après
« Country of my skull » d’Antjie KROG, avec Romane BOHRINGER et Diouc KOMA, durée 1h15.
1995. Après des années d’apartheid, Nelson Mandela devient le premier président noir d’Afr ique du Sud… et maintenant, comment les anciens bourreaux et leurs victimes vont-ils pouvoir continuer à vivre ensemble ? Après une nuit d’âpres négociations politiques, l’Afrique du Sud choisit de s’engager sur la voie de la réconciliation nationale. Sous la présidence du charismatique archevêque Desmond Tutu, la Commission « Vérité et Réconciliation » va sillonner le pays, recueillant les témoignages des noirs et des blancs, des riches et des pauvres, des familles endeuillées et des assassins…La journaliste Antjie Krog en fera le récit quotidien sur les ondes de la Radio Nationale.
Mon pays, ma peau est l’histoire vraie d’une double réconciliation : celle de l’Afrique du Sud avec ses années d’apartheid et celle d’une femme avec elle-même…
Spectacle en production pour 2019/2020 – Le K-Samka – Karinne Méraud

19h30 Lecture de No Border de Nadège Prugnard, mise en lecture de Guy Alloucherie
Notre envie initiale de faire un spectacle sur le sujet des migrants ne nous a jamais quitté, mais nous savions bien que nous ne saurions pas en parler comme les journalistes, les sociologues ou les philosophes. Le théâtre est le lieu du poème, de la musique alors il nous fallait trouver le poète, l’écrivaine qui, dans une langue autre, complètement singulière, sache s’emparer d’un sujet d’actualité, d’un sujet d’histoire pour en faire une œuvre, dans la langue qui est sienne et unique. Quitte à ce que ce qui soit dit, mette à jour, ce que personne là-dessus n’avait vu ni entendu.

21h00 Projection du film Dans la solitude des champs de coton.
Auteur, metteur en scène : Roland Auzet – Réalisateur : Jean Dominique Ferrucci – Comédiennes : Anne Alvaro et Audrey Bonnet – Producteurs : Julie Charrier et Farid Rezkallah – 24 images.
Le Stade Bonal à Sochaux, la nuit…
Le lieu de la solitude et de la règle du jeu…
Le jeu et le deal laissent place aux rôdeurs et occupants illicites nocturnes.
Le lieu d’une joute théâtrale autour de la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès..
Tournage « sauvage » dans l’immense espace afin de saisir avec l’inconnu les possibles fulgurances du récit.

Presse

12 juillet

Prix :
Entrée libre

Compagnie

First Cut Productions
Site Web :
www.thefirstcut.ch
Contact ​Avignon (pro uniquement)

Lieu

Salle Intramuros
2 rue des écoles
Avignon, 84000 France
carte des lieux de la Manufacture 2018